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La vie est belle

December 23, 2016 / Fabiana

French poetry…

Lorsqu’elle écarta les feuilles frissonnantes du grand chêne qui l’abritait, elle vît de tendres collines et cette belle vallée verdoyante sinuant entre les monts amusés par les nuages.  Des corbeaux aux battements d’ailes lourds se chamaillaient sur de si hauts sapins qu’on aurait dit qu’ils allaient se brûler au soleil.

Ses pieds nus s’enfonçaient dans la mousse et elle marcha en suivant un petit ruisseau glacé, des herbes fouettaient ses mollets et de temps en temps une sauterelle venait rebondir sur sa robe pour s’élancer à la conquête de millions d’autres fleurs et bourgeons. Il y avait des boutons d’or, des jonquilles et des pensées à perte de vue, tout n’était ici que couleurs, senteurs et douceur.

La lumière douce du matin emplissait les moindres recoins et chassaient peu à peu les ombres de l’aube et la rosée s’évanouissait dans une moiteur molle et féconde. La nature piaffait à exploser et à imposer ses floraisons passionnées ; des cascades de lilas aux armées grimpantes de bougainvilliers, jusqu’aux fiers lupins, tout ici semblait avoir une place prépondérante dans le parfait orchestre de la nature maîtresse de la plus belle des cérémonies.

Son cœur se calmait, la lueur rose commençait à emplir ses yeux et à enrober son corps léger à présent. Elle avait envie de s’envoler quand soudain de touffus lapins blancs l’emmenèrent sur leur dos et se mirent à faire des bons jusqu’au-dessus d’un champ de blé;  leurs pattes crépitaient sur les épis comme on craque une allumette.

Elle continua à s’enfoncer dans la vallée dont elle ne percevait pas l’horizon juste peut-être une belle lueur rose, nacrée parfois et parmi ce cortège de gaité, de minuscules fées tournoyaient autour d’elle en riant et lui prenait les mains délicatement quelquefois pour la guider : « Viens avec nous, tu ne crains rien ».

La blonde lumière du soir ouvrait maintenant sur la vallée un passage net au milieu des arbres et alors qu’elle sentait qu’elle quittait peu à peu les monts endoloris de ses funestes jours passés, il apparut en face d’elle ! Au-dessus de son nez rouge deux paires de cils épais et rigides comme des brosses à crin se mirent à la fixer et à se lever jusqu’au ciel ce qui la fit rire à lui en tordre les côtes. De son rire éclataient des millions de papillons et d’oiseaux argentés qui s’évanouirent en une mélodie pétillante.

Les brumes grisâtres et la mélancolie qui rôdaient encore cessèrent enfin de l’envelopper et de son cœur s’échappa un profond soupir d’apaisement. Elle ouvrit une dernière fois ses yeux et offrit au monde émerveillé le parfait éclat de son regard insouciant. Elle continuait à sourire sous les yeux ronds du docteur Méli Mélo.

De grands personnages en blouse blanche l’emmenèrent et nous la vîmes disparaître en un scintillement blanc. Les lapins, les licornes, les criquets et les pinsons continuaient à la suivre alors que la petite main de Léa tenait fermement celle du grand bonhomme. Des rires légers s’élevèrent encore une fois dans les cieux attendris.

Le bonheur est partout, en petits fragments. L’amour, la tendresse et le rêve viennent les faire s’ériger en forteresses pour éloigner la tristesse et la maladie.  Nous avons rencontré le docteur Méli-Mélo qui depuis plus de 20 ans a donné son cœur et son imagination au service de la Fondation Théodora.

Il y a dans le regard d’un enfant l’éclat éblouissant du bonheur et des millions d’étoiles comme autant d’espérances infinies, pour que jamais aucune étoile ne s’éteigne, Bang Bang soutient les actions comme celles de Théodora.

Soutenez vous aussi la Fondation Théodora https://ch.theodora.org/fr/nous-soutenir/faire-un-don